Demi Portion et le producteur Mehsah publient ce vendredi 25 septembre leur premier album commun, On s’en souvient. Demi Portion avait annoncé la sortie sur ses réseaux en présentant le projet comme une collaboration avec Mehsah et en signalant des éditions limitées CD et vinyle. La fiche de l’album chez Fnac précise qu’il compte dix morceaux. Plutôt qu’un disque annoncé à grand renfort de promesses, il s’agit d’un projet dont l’intérêt se joue d’abord dans la rencontre entre deux rôles complémentaires : la voix et l’écriture d’un côté, la production de l’autre.
Un album relié à deux morceaux antérieurs
La liste des titres donne un premier indice de continuité. Elle commence par « On n’oublie pas », comprend « On n’oublie pas Part.2 » en cinquième position et se referme sur le morceau-titre, « On s’en souvient ». Ces intitulés font circuler un même vocabulaire de mémoire à l’intérieur du projet. Sans écouter chaque morceau, on ne peut pas prétendre que l’album raconte une histoire linéaire; mais son ordre rend visible un lien avec les deux épisodes précédents de « On n’oublie pas ».
La fiche commerciale indique aussi des morceaux intitulés « Ici et maintenant », « 400 coups », « Pile ou face », « Lunatic », « Technics », « Shurik’n » et « Demi mot ». Les références contenues dans certains noms évoquent des repères de culture hip-hop, sans qu’un titre seul suffise à qualifier le contenu musical. Cette différence entre l’indice et l’interprétation est importante le jour de sortie, avant que l’écoute puisse confirmer ce que les mots suggèrent.
Un projet en commun, pas une compilation d’invités
Les supports répertorient Demi Portion et Mehsah tous deux comme interprètes. La fiche Fnac crédite Mehsah au sein de l’album et associe le projet au label LA BULLE CORPORATION/33HISTORY. Ces métadonnées ne racontent pas à elles seules la répartition précise des tâches morceau par morceau, mais elles signalent que l’album est présenté comme une œuvre commune, plutôt qu’une simple série de featurings autour d’un producteur.
La formule « album en commun » vient aussi de Demi Portion lui-même dans son annonce. Elle est utile pour situer l’ambition du disque sans en déduire un partage égal des droits ou des décisions créatives, informations qui ne sont pas précisées dans les sources consultées. Le crédit du producteur est ici aussi visible que celui du rappeur : un point de départ pertinent pour écouter comment la production tient ensemble dix titres.
Le format physique accompagne la sortie
Demi Portion a annoncé des éditions limitées sur CD et vinyle. La fiche Fnac référence les deux formats physiques et affiche la date de parution au 25 septembre 2026. Cette disponibilité ne permet pas de mesurer les ventes ni la taille du tirage, qui n’ont pas été communiquées. Elle montre cependant que l’objet est pensé pour circuler au-delà du streaming : une pochette, un support et une place sur l’étagère font partie de l’expérience que recherchent certains auditeurs.
Pour un artiste dont la relation avec le public passe par une communauté fidèle, la matérialité peut renforcer le lien avec les auditeurs sans se substituer à la musique. Là encore, il faut distinguer le fait annoncé — une édition limitée est proposée — de l’effet commercial, qui ne pourra être évalué qu’avec des données ultérieures.
Écouter avant de mesurer l’accueil
Les dix titres forment un format resserré, mais la brièveté ne dit rien de leur profondeur ou de leur cohérence. Les premières écoutes permettront de voir si les titres antérieurs et le nouvel ensemble se répondent, comment la production de Mehsah dialogue avec la voix de Demi Portion et quels morceaux prennent une place durable dans les concerts. À l’heure de la sortie, aucun chiffre de streaming ou classement ne permet encore d’établir une réception.
On s’en souvient arrive donc avec un fil rouge identifiable et une collaboration revendiquée. La suite appartient aux chansons et aux auditeurs. Le meilleur compte rendu, aujourd’hui, consiste à donner les repères fiables — date, format, crédits et tracklist — puis à laisser l’album parler avant de lui attribuer un succès ou une signification qu’il n’a pas encore démontrés.
